Wolubilis

CES MONUMENTS QUI NOUS FASCINENT

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Paris compte deux édifices parmi les plus connus et emblématiques au monde. Entre La Tour Eiffel et Notre-Dame de Paris, Wolubilis ne choisit pas et les honore avec deux spectacles qui nous emportent dans un souffle épique, et humoristique.

Elle n’en finit pas de fasciner, fière et incroyablement moderne. Sa réalisation valait bien une pièce pense Julien Lefebvre : « Nous avons commencé l’écriture de ce spectacle en 2018, créé à Paris fin 2019 puis, bien sûr, interrompu par le Covid. La Tour Eiffel reste le monument le plus emblématique de la France et présent dans l’imaginaire du monde entier. Cependant, la façon dont elle s’est construite reste encore assez floue pour de nombreuses personnes. Notre désir était d’expliquer les choses mais de façon accessible et pleine d’humour. Le ton est résolument celui de la comédie tout en restant à la fois d’époque et contemporaine. » L’histoire de la Tour Eiffel est tour à tour épique, rocambolesque, palpitante, chaotique. « C’était d’ailleurs à l’esprit de toute l’équipe, que ce soit pour la musique, les décors, les costumes ou encore les inserts vidéo. La pièce est devenue un tourbillon d’excitation, comparable, à notre petite échelle, à celle qui devait régner en son temps durant l’élaboration de la Tour. Un tourbillon qui a emporté tous ceux qui l’ont pensée et bâtie. »

Mais rendons à César… L’idée est venue de Florence Lefebvre : « J’ai longtemps vécu à Paris. La Tour Eiffel, je la voyais quasi tous les jours mais, au fond, je la connaissais peu. J’ai eu envie d’en apprendre plus, de l’explorer, de ressentir les émotions des visiteurs. Pour enfin me demander : mais qu’est-ce qui a bien pu passer par la tête de certains pour construire un truc pareil ? Une véritable folie pour l’époque ! La Tour a été détestée, conspuée. On mettait en avant son inutilité, le gaspillage des terrains l’entourant, les enjeux financiers étaient considérables. Mais sa situation, en plein Paris, a fini par l’imposer et convaincre les plus réticents. Comment ne pas changer d’avis une fois qu’on y est monté ? C’est toute cette magie et cette énergie que nous avons voulu insuffler à la pièce. »

Avec le film Eiffel à l’écran, l’engouement pour le monument emblématique ne faiblit pas. « Nous parlons d’un même fait historique mais chacun avec sa propre lecture des faits, observe Julien Lefebvre. Notre imagination permet de combler les trous historiques, de raconter et de recréer ce qui a pu se passer. On associe toujours la Tour à Gustave Eiffel, le maître d’œuvre, mais chaque détail artistique ou technique vient de gens très différents, voire même opposés, mais tous portés par un même rêve. C’est ce qui fait la grandeur de cet édifice : la part de rêve que chaque être y a mis. C’est vraiment un bâtiment romantique, porté par les émotions. Notre propos n’est pas de donner un cours d’histoire mais de montrer jusqu’où l’homme est capable d’aller quand il poursuit un rêve plus haut que le ciel. »

Le spectacle se déroule à un rythme soutenu et jubilatoire, à l’attention d’un public large et familial. « La Tour a été construite en un temps record, il fallait donc des scènes très courtes, un travail de 2 ans exposé en 1h ½. Jusqu’à la dernière scène on fonce ! » Et les comédiens suivent, Jean Franco a obtenu le Molière du meilleur comédien dans un second rôle en 2020, une vraie dynamique de troupe illumine la pièce. En route pour une folle ascension en cette fin d’année.

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Notre-Dame de Paris racontée par ses gargouilles

Mais il n’y a pas que la Tour Eiffel qui fait sa star au Théâtre Wolubilis cette saison-ci. Le directeur du Théâtre Royal du Parc s’y entend pour adapter les plus beaux fleurons de la littérature classique : Cyrano de Bergerac, Les Misérables, Scapin 68…Avec Thierry Debroux, l’imaginaire est toujours au service de l’œuvre. Place à Notre-Dame de Paris. « J’ai été, comme tout le monde, bouleversé par les images de Notre-Dame en feu le 15 avril 2019. Durant la nuit, je me suis réveillé en sursaut, ce qui m’arrive souvent, et j’ai vu assez clairement le spectacle qui allait naître par la suite, à savoir ces gargouilles échappant à l’incendie et l’œuvre de Victor Hugo racontée de leur point-de-vue. Le spectacle a été créé en mars 2020 à Paris mais, après quatre représentations, un certain virus a stoppé une aventure qui aurait dû durer plusieurs mois. Un coup dur pour l’équipe et surtout les comédiens. »

Et ces gargouilles sont incarnées par des marionnettes créées par Geneviève Périat et animées par quatre comédiens qui ont suivi une formation spécifique. « Notamment le stryge, très emblématique de Notre-Dame. Des personnages qui amènent beaucoup d’humour dans le spectacle. C’est en sauvant une jeune fille malheureuse qu’elles vont lui raconter l’histoire de l’édifice et d’Esmeralda. Pendant 1h 20, on traverse l’œuvre de Victor Hugo en reprenant bien sûr ses personnages emblématiques tels Frollo, Phoebus, Quasimodo… Les acteurs se transforment à vue sur la scène, un exercice très physique mais qui crée une mécanique très intéressante pour le public. »
Mais comment trouver le juste équilibre entre œuvre classique et création sans trahir l’auteur original ? « De toute façon, une bonne adaptation est une trahison. Il faut opérer des choix entre les moments incontournables et forts de l’œuvre. J’ai pu élaguer le texte, enlever les longueurs et les immenses descriptions, magnifiques au niveau littéraire mais sans intérêt au théâtre. Je n’ai pris que le cœur du sujet. Hugo est un excellent dialoguiste, il faut respecter cette beauté des mots et de la langue, pas question de passer à côté. Si une œuvre classique ne touche plus les gens d’aujourd’hui, je ne vais pas m’y attarder. Victor Hugo nous touche à de multiples endroits. Cette image de la femme sous le regard des hommes, Esmerelda incarnant leur désir et leur soif de possession, raisonne particulièrement de nos jours. C’est aussi une réflexion sur la beauté, la laideur, la différence. Un roman vibrant d’humanité. »

Et un jour, l’impensable, elle brûle… « Il faut se rappeler que Victor Hugo met le feu à Notre-Dame. Ce monument n’avait jamais brûlé sauf
dans son roman. Jusqu’à ce jour d’avril 2019. C’est terriblement émouvant de voir Quasimodo passer à l’acte, comme une forme de prémonition, une correspondance avec les images qui nous ont tant marqués. » Vivement le printemps pour vibrer à l’unisson.
– Gilda Benjamin

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