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DES ÉMOTIFS PAS VRAIMENT ANONYMES

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« La vie, c’est comme une boîte de chocolats… on ne sait jamais sur quoi on va tomber ». S’il fallait résumer la pièce en une seule phrase, on se permettrait sans doute d’emprunter à la version française de Forrest Gump cette réplique aussi poétique que véridique. Pour Charlie Dupont et Tania Garbarski, alias ici Jean-René et Angélique, la vie a vraisemblablement très bien fait les choses puisque malgré 20 années de mariage et de nombreux projets communs, ils ne se lassent pas de partager les planches.

Non contents de partager la scène et la vie quotidienne, les deux comédiens belges ne refusent en outre jamais une interview en couple. « Fort heureusement, nous avons encore des projets séparés. Nous n’en sommes donc pas à la phase d’étouffement », rassure cependant Charlie Dupont. L’un et l’autre ont en effet toujours une actualité bien chargée, alternant les tournages pour la télévision ou le cinéma avec les
prestations au théâtre.

Complicité et bienveillance
S’il leur a fallu attendre 2014 avant de partager pour la première fois le plateau en tant que mari et femme, Tania et Charlie ne comptent plus aujourd’hui leurs projets communs et ils n’y voient que des bons côtés : « Le fait de travailler ensemble, cela donne un petit supplément d’âme. On nous renvoie souvent des choses très positives », raconte la comédienne. « Cela nous donne une plus grande liberté d’abandon et donc une plus grande liberté », enchaîne son partenaire. « Il y a une phrase de John Wayne que j’aime beaucoup et qui dit : ‘I don’t act I react’. En tant qu’acteur, on réagit en effet à la personne qui est en face de nous. Et c’est bien plus facile de réagir face à une personne qui n’est que bienveillance. On ne peut que s’abandonner totalement face à quelqu’un avec qui on a eu des enfants ».

Collaborations heureuses
Qu’ils jouent en tête-à-tête ou qu’ils s’intègrent à des distributions plus larges, le couple d’acteurs reste toujours aussi positif : « Les personnes avec qui on collabore sont généralement contentes. Michel Kacenelenbogen, le directeur du Public, nous a dit un jour que travailler avec nous deux c’était accepter que nous fassions parfois front, mais nous avons toujours eu des collaborations heureuses, que ce soit avec nos metteurs en scène ou nos partenaires de jeux », résume celle qui est aussi la fille du réalisateur Sam Garbarski. « Dans la Trilogie Goldoni que nous jouons actuellement, il y a 12 personnages sur scène et ça se passe très bien aussi », complète celui qui campe aujourd’hui le rôle principal de la série télévisée française La Faute à Rousseau.

Un spectacle qui libère
Une allusion aux contes de fées qui cache en réalité plus qu’une simple plaisanterie : « Il y a un côté presque Walt Disney dans cette pièce qui est montée comme un cartoon… à la frontière du burlesque et de l’Amélie Poulinesque. C’est notre projet le plus familial et c’est vraiment un spectacle qui autorise à être fragile », précise Charlie. « C’est un spectacle qui libère la parole. Il y a pas mal de personnes qui se reconnaissent dans ces personnages et qui sont venues nous voir pour témoigner de ce syndrome avec lequel ils vivent au quotidien. J’ai d’ailleurs découvert lors d’une lecture du texte avec Jean-Pierre Améris que j’étais moi-même ce qu’on appelle une émotive anonyme », complète Tania. Une pathologie bien connue du réalisateur puisqu’il en souffre lui-même!

Delphine Georges

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